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Constat amiable dégât des eaux : formulaire et exemple

Par Rédaction Foyer Sécurisé · Publié le · Mis à jour le · 16 min lecture

Pour remplir un constat amiable dégât des eaux, décrivez les lieux, les personnes concernées, les dommages visibles et ce que vous savez réellement de la fuite. Relisez le document avant de le signer, conservez une copie et transmettez-le à votre assureur. Si une information ou une signature manque, n’attendez pas pour déclarer le sinistre par le canal prévu dans votre contrat.

Le constat est facultatif. Il facilite la présentation des faits, mais ne garantit ni une indemnisation ni son montant. Ce guide vous accompagne dans les rubriques d’un formulaire d’assureur, avec des exemples de rédaction entièrement fictifs. Il ne remplace pas le document demandé pour votre dossier et ne détermine pas qui devra payer les réparations.

Trois groupes pour préparer le constat : faits observés, points à confirmer et pièces jointes.
Schéma pédagogique de Foyer Sécurisé. Ce visuel n’est pas un formulaire à envoyer à l’assureur.

Où trouver un formulaire de constat dégât des eaux

Commencez par l’espace client ou les documents de votre assureur. La fiche Service Public sur l’assurance dégâts des eaux précise qu’il n’existe pas de modèle officiel unique et que chaque assureur dispose de son modèle. Le guide MAIF sur le constat amiable indique aussi qu’il peut être rempli seul. Une fuite limitée à votre maison ne rend donc pas ce document automatiquement inutile.

Deux formulaires publics permettent de voir à quoi ressemblent les rubriques : le constat amiable dégâts des eaux AXA en PDF et le formulaire dégâts des eaux MAAF en PDF. Ces liens conduisent aux documents des assureurs, pas à un téléchargement fourni par Foyer Sécurisé. Pour votre déclaration, vérifiez lequel utiliser et les consignes de transmission applicables.

Téléchargez le fichier complet, avec son éventuel mode d’emploi. Vérifiez que les cases, les signatures et les pages complémentaires sont présentes avant de commencer. Si vous imprimez un formulaire, assurez-vous que les bords ne sont pas coupés. Si vous le complétez sur écran, ouvrez le fichier enregistré pour vérifier que les informations saisies sont bien conservées.

Un exemple trouvé en ligne sert à comprendre une méthode. Il ne faut pas en recopier les coordonnées, la cause ou les cases cochées comme s’il correspondait à votre situation. Gardez le formulaire vierge d’un côté et vos pièces de dossier de l’autre : vous pourrez ainsi distinguer le document à remplir d’un simple support pédagogique.

Préparer les informations avant de remplir les cases

Rassemblez votre référence de contrat, l’adresse du logement et les informations déjà disponibles sur l’événement. Préparez aussi une liste des personnes prévenues et des interventions réalisées. Vous n’avez pas besoin de transformer cette préparation en expertise : son objectif est de distinguer les faits connus des éléments encore à confirmer.

La fiche Service Public énumère notamment le lieu, les circonstances, la cause, les dommages, les coordonnées des personnes et assureurs concernés, ainsi que les démarches entreprises. Ce sont des repères de contenu pour un constat utile, pas la preuve qu’une grille uniforme de six cases serait imposée par la loi à tous les formulaires.

Classez vos informations en trois colonnes de travail : « constaté directement », « indiqué par une autre personne » et « non déterminé ». Vous pourrez ensuite reporter les éléments dans les rubriques appropriées. Une conversation avec un voisin et un compte rendu de recherche de fuite n’ont pas la même nature ; il est utile de pouvoir les identifier séparément.

La sécurité passe avant les documents. Ne vous exposez pas à une installation électrique mouillée, à un plafond fragilisé ou à une zone dangereuse pour prendre une photographie. Faites intervenir les personnes compétentes lorsque la situation le nécessite. Le formulaire peut être complété après les mesures urgentes, en conservant les justificatifs et la chronologie de ce qui a été fait.

Indiquer le lieu et distinguer les différentes dates

Écrivez l’adresse complète du lieu sinistré, puis les précisions qui permettent de repérer le local : bâtiment, étage ou numéro de logement lorsque ces informations existent. Une adresse postale identique pour plusieurs appartements ne suffit pas toujours à comprendre lequel est touché. Vérifiez aussi que l’adresse du risque assuré n’est pas confondue avec une adresse de correspondance.

Distinguez la date à laquelle vous avez découvert les dommages de la date supposée du début de la fuite. Si vous revenez d’une absence, vous connaissez peut-être la première sans connaître la seconde. N’inventez pas un horaire pour remplir une case : expliquez l’incertitude dans la zone d’observations ou dans un complément clairement identifié.

Exemple fictif : « Traces d’humidité découvertes le 10 septembre au retour dans le logement. La date de début de l’écoulement n’est pas connue. » Cette rédaction donne une information exploitable sans affirmer que la fuite a commencé le jour de la découverte. Adaptez les termes à vos propres constatations, sans reprendre les dates de l’exemple.

La date de signature est encore une autre information. Conservez la chronologie si le document est rempli quelques jours après la découverte. Lorsque plusieurs personnes ont découvert les dommages à des moments différents, chacun peut préciser ce qu’il a personnellement constaté. Une présentation cohérente n’exige pas d’effacer les différences réelles entre leurs observations.

Remplir les coordonnées et le statut de chaque partie

Les colonnes A et B servent à identifier les parties sur les formulaires consultés. Avant de les remplir, convenez de qui figure dans chaque colonne et gardez cette répartition sur les exemplaires correspondants. Ne changez pas de colonne au milieu d’un document et ne déduisez pas de la lettre choisie une responsabilité juridique.

Reportez votre nom et les coordonnées demandées de manière lisible. Pour l’assurance, distinguez le nom de la compagnie, la référence du contrat et le numéro de sinistre. Ce dernier peut ne pas encore être attribué au moment où vous commencez le constat. Indiquez alors cette situation plutôt que d’utiliser une ancienne référence appartenant à un autre dossier.

Précisez votre qualité réelle : locataire, occupant non propriétaire, propriétaire occupant ou non occupant, selon les choix du formulaire. Si vous remplissez une partie au nom d’une autre personne, vérifiez avec elle et avec l’assureur comment procéder. Le fait d’avoir les clés ou de gérer un logement ne vous autorise pas à inventer l’identité de son assuré.

Relisez les chiffres du contrat et les adresses avec les documents disponibles. Pour les informations du voisin, demandez-lui de vérifier sa propre colonne. Ne complétez pas une compagnie ou un numéro « de mémoire » en espérant que le dossier sera retrouvé. Une mention explicite indiquant qu’une donnée reste à fournir est plus claire qu’une référence plausible mais erronée.

Décrire l’origine sans transformer une hypothèse en certitude

Sur le formulaire MAAF consulté, des questions distinctes portent sur l’identification de la cause, sa réparation et une éventuelle recherche de fuite. Cette séparation est utile : voir de l’eau au plafond ne suffit pas à identifier l’installation en cause. Un arrêt d’écoulement ne prouve pas davantage qu’une réparation durable a été réalisée.

Décrivez ce qui est observé avant d’indiquer une hypothèse. « Eau visible au plafond de la cuisine » localise un phénomène. « Canalisation privative du voisin défectueuse » affirme une cause technique et une qualification qui peuvent ne pas être établies. Si un professionnel a identifié la cause, référencez son intervention et joignez son document lorsqu’il est disponible.

Exemple fictif : « L’écoulement a cessé après la fermeture d’une arrivée d’eau dans le logement supérieur. L’origine précise reste à confirmer. » Cette phrase conserve un élément chronologique sans transformer une succession d’événements en conclusion d’expertise. Elle ne doit être utilisée que si les faits décrits correspondent réellement à votre situation.

Pour une case « commune ou privative », « alimentation ou évacuation » ou une autre distinction technique, ne cochez pas au hasard. Signalez l’information inconnue et demandez comment la compléter. Vous pouvez expliquer qu’une recherche est prévue ou en cours. Le rôle du constat est de transmettre les éléments disponibles, pas de vous faire trancher seul une question technique incertaine.

Décrire les dommages pièce par pièce

Séparez l’origine supposée du dégât et ses conséquences visibles. Une fuite peut se trouver dans une pièce tandis que les traces apparaissent ailleurs. Nommez les locaux touchés, puis les surfaces ou objets concernés. Cette organisation permettra de relier les photographies et les devis ultérieurs à la description initiale.

Le document AXA consulté comporte un complément de déclaration pour décrire les dommages, leur localisation et la nature des revêtements. Utilisez les rubriques de votre propre modèle. Si l’espace manque, demandez comment joindre un complément, identifiez-le avec votre dossier et mentionnez son existence pour éviter qu’il soit séparé du constat lors de la transmission.

Une description peut indiquer, par exemple fictif : « Chambre : auréole visible au plafond près de la fenêtre ; papier peint décollé dans l’angle adjacent. » Elle ne doit pas transformer une trace en diagnostic de structure ou en estimation de travaux. Si une dimension n’a pas été mesurée, ne la présentez pas comme une mesure certaine.

Vous pouvez fournir une estimation lorsqu’elle est demandée, en précisant sa source et son caractère provisoire. Un devis d’entreprise et une évaluation personnelle ne se présentent pas de la même manière. Aucun montant inscrit au hasard ne doit être présenté comme une indemnité acquise. Le constat sert à documenter le sinistre ; la décision de garantie et le calcul de l’indemnisation relèvent de l’examen du dossier et du contrat.

Documenter les interventions et conserver des pièces lisibles

Notez les démarches effectivement réalisées : information du voisin, message au gestionnaire, passage d’un professionnel ou mesure prise pour limiter l’écoulement. Associez une date à chaque action quand elle est connue. Ne présentez pas comme effectuée une intervention seulement demandée ou un rendez-vous qui n’a pas encore eu lieu.

Pour un professionnel intervenu, conservez la facture, le compte rendu ou les autres documents remis. Une facture peut établir la nature d’une prestation sans contenir une analyse complète de la cause. Si un point technique a seulement été évoqué oralement, demandez une précision écrite au lieu de le reformuler comme une conclusion définitive de l’entreprise.

Classez les photographies avec une courte légende : pièce, surface et moment de la prise de vue. Gardez les fichiers originaux disponibles. Vous pouvez ajouter une copie annotée pour faciliter la compréhension, mais une flèche ou un encadré ne doit pas masquer l’image initiale. Évitez les séries presque identiques qui rendent difficile le repérage des différentes zones.

Distinguez les actions urgentes de la remise en état. Pour cette dernière, demandez les instructions de votre assureur avant de faire disparaître les traces nécessaires à l’examen des dommages. Ne retardez pas une mesure de sécurité pour obtenir une photographie parfaite. L’objectif documentaire est de conserver ce qui peut l’être sans exposer les occupants à un risque supplémentaire.

Locataire, propriétaire et syndic : identifier les interlocuteurs

Commencez par décrire qui occupe les locaux et qui les gère. Le locataire peut constater des dommages dans son logement sans être propriétaire des revêtements ou installations concernés. Le bailleur peut être absent au moment de la découverte. Ces situations justifient de distinguer les personnes à informer, sans attribuer automatiquement à l’une d’elles le paiement de tous les travaux.

La fiche MAIF sur les personnes avec qui remplir le constat distingue plusieurs configurations. Lorsque la cause provient d’une partie commune, elle oriente selon le cas vers le propriétaire, le gérant ou le syndic. Si l’origine est inconnue, elle conseille de se rapprocher du syndic ou du gérant pour la recherche. Ces indications aident à identifier un interlocuteur ; elles ne prouvent pas à elles seules la responsabilité de la copropriété.

Dans votre dossier, notez le destinataire informé et sa fonction. « Syndic prévenu » est plus utile si vous pouvez retrouver la date et la copie du message. Si une agence gère votre location, demandez quel interlocuteur suit le sinistre. Ne supposez pas qu’un message adressé au voisin a été automatiquement transmis au bailleur ou au gestionnaire.

La répartition des contrats est un sujet distinct du remplissage. Vous pouvez consulter notre rubrique assurance propriétaire pour situer les questions à poser selon votre statut. Pour le constat, restez centré sur les personnes concernées, les coordonnées disponibles et les faits. L’assureur pourra ensuite préciser les pièces et échanges nécessaires à l’instruction.

Plusieurs logements touchés ou aucune autre partie impliquée

Un formulaire organisé en deux colonnes ne permet pas toujours de présenter clairement plusieurs logements. Le mode d’emploi AXA prévoit, lorsque plusieurs appartements sont concernés, que chaque occupant dont le logement est endommagé établisse un constat avec la personne à l’origine du dégât. Suivez les indications de votre assureur pour coordonner les documents lorsque la cause ou les parties ne sont pas encore identifiées.

Gardez des descriptions cohérentes entre les constats, sans recopier automatiquement les dommages d’un appartement dans un autre. Chaque occupant doit décrire ses propres observations. Une même fuite peut produire des effets différents selon les locaux ; des montants ou des listes d’objets identiques ne sont pas nécessaires pour que les dossiers correspondent au même événement.

Si vous êtes seul concerné, demandez à votre assureur quelle présentation il attend. Un constat peut être utilisé sans voisin impliqué, mais cela ne dispense pas des informations demandées pour la déclaration. N’ajoutez pas une personne dans la seconde colonne uniquement pour remplir le document. Expliquez plutôt l’absence d’autre partie connue.

Lorsqu’une origine extérieure est suspectée mais que l’interlocuteur manque, mentionnez ce qui est connu et ce qui reste à déterminer. Continuez votre déclaration de votre côté. Vous pourrez transmettre des éléments complémentaires lorsque la situation sera clarifiée, en rappelant la référence du dossier afin que les documents successifs soient rapprochés.

Relire, signer et gérer un désaccord sans falsifier le constat

Relisez l’ensemble du document avant de signer, y compris les renseignements portés dans l’autre colonne et les observations communes. Vérifiez que le texte distingue correctement une cause confirmée et une hypothèse. Si une phrase ne correspond pas à ce que vous avez constaté, demandez qu’elle soit clarifiée plutôt que de compter sur une explication ultérieure.

Ne signez pas une page laissée vide pour être complétée ensuite. Ne signez pas à la place d’une personne absente. Lorsque vous échangez un document à distance, vérifiez que chacun relit la même version et demandez à l’assureur les modalités acceptées pour la signature et la transmission. Les procédures peuvent varier selon les outils proposés.

En cas de refus de l’autre personne, transmettez à votre assureur les informations dont vous disposez et signalez le désaccord. La fiche MAIF consultée recommande d’adresser au conseiller les coordonnées du tiers qui refuse de compléter le constat. Cela permet de poursuivre les démarches, sans promettre que l’indemnisation sera forcément accordée ou que le délai restera identique.

Si vous découvrez une erreur après signature, conservez le document initial et demandez comment fournir une rectification. N’altérez pas discrètement l’exemplaire déjà signé ou transmis. Identifiez la correction, sa date et les personnes qui en ont connaissance. Votre objectif est de rendre le dossier compréhensible, pas de produire plusieurs versions impossibles à distinguer.

Déclarer sans attendre un constat parfaitement complet

Le constat et la déclaration de sinistre ne sont pas la même chose. L’article L113-2 du Code des assurances impose d’aviser l’assureur dès la connaissance d’un sinistre susceptible de mobiliser sa garantie, au plus tard dans le délai contractuel. Pour le cas général concerné ici, ce délai ne peut être inférieur à cinq jours ouvrés. Vérifiez votre contrat plutôt que de transformer ce minimum en délai universel exactement égal à cinq jours.

Les jours ouvrés correspondent aux jours effectivement travaillés dans l’organisation concernée ; ils sont généralement du lundi au vendredi, sans que cette répartition soit universelle. Service Public explique la différence entre jours ouvrés et jours ouvrables. Si le décompte pose question, faites-le préciser par l’assureur et déclarez rapidement au lieu d’attendre la dernière journée possible.

Si le constat est incomplet, utilisez un canal de déclaration prévu au contrat pour signaler les faits connus. Mentionnez les pièces ou la signature encore attendues. Ne supposez pas qu’un document sauvegardé sur votre ordinateur a été envoyé. Pour les démarches numériques, notre article sur la déclaration d’un sinistre en ligne situe les étapes de transmission et de suivi.

Une déclaration tardive ne signifie pas automatiquement perte de la garantie. Le texte encadre la déchéance pour retard, notamment par une clause du contrat et la preuve d’un préjudice causé à l’assureur, avec des exceptions prévues. Si cette question se pose déjà dans votre dossier, demandez les motifs précis de la décision au lieu de conclure vous-même que toute démarche est devenue inutile.

Envoyer les bons exemplaires et suivre les compléments

Chaque partie doit s’assurer de la transmission à son propre assureur. Service Public indique également l’envoi au propriétaire ou au syndic selon la situation. Ne considérez pas qu’un exemplaire remis au voisin vaut déclaration pour votre contrat. Conservez la copie du document transmis et les éléments permettant de retrouver cet envoi.

Avant de valider un dépôt numérique, vérifiez la lisibilité de toutes les pages. Les signatures, les références et le bas du document ne doivent pas être coupés. Ouvrez la pièce jointe préparée, puis contrôlez le destinataire et la référence du dossier. Si la plateforme refuse le format ou la taille du fichier, demandez une autre modalité de transmission acceptée.

Conservez l’accusé de réception lorsqu’il est disponible et le numéro de sinistre attribué. L’enregistrement d’une déclaration ne constitue pas un accord sur la garantie ou le montant. Notez séparément les documents encore demandés, la date de votre réponse et les coordonnées du service qui suit le dossier. Un historique court est plus facile à relire qu’une succession de fichiers portant tous le même nom.

Si de nouveaux dommages apparaissent ou si la cause est précisée ensuite, adressez un complément identifié comme tel. Expliquez ce qui a changé par rapport à la déclaration initiale et joignez les pièces correspondantes. Gardez aussi les anciennes versions : leur présence permet de comprendre la chronologie sans prétendre que toutes les informations étaient connues dès le premier jour.

Exemple de rédaction et dernier contrôle avant transmission

Voici un exemple entièrement fictif de note d’observations, à adapter uniquement à des faits réellement constatés : « Des traces d’humidité ont été découvertes au plafond de la chambre. Le logement situé au-dessus a été contacté. L’origine précise n’est pas déterminée à ce stade. Une intervention a été demandée. Les photographies jointes montrent l’état visible lors de la découverte. » Ce texte n’affirme ni faute du voisin, ni diagnostic technique, ni montant d’indemnisation.

Avant envoi, vérifiez que les expressions utilisées ont le même sens pour tous. « Réparé » ne signifie pas simplement « l’eau ne coule plus ». « Aucun dommage visible » ne signifie pas « aucun dommage ne pourra apparaître ». « Non déterminé » permet de signaler une information inconnue sans laisser croire que la question a été oubliée. Ces distinctions relèvent de la clarté du dossier, pas d’une formule juridique magique.

Pour relire le vocabulaire de l’indemnisation, notre définition du plafond de garantie aide à distinguer une limite contractuelle de la simple description des dommages. Les autres étapes du suivi figurent dans la rubrique sinistres et déclarations. Vous pourrez les consulter lorsque votre demande portera sur l’évaluation, la garantie ou un éventuel désaccord avec l’assureur.

Le contrôle final tient en quelques questions : le lieu est-il identifiable, les dates sont-elles expliquées, chaque partie est-elle correctement désignée, les incertitudes sont-elles visibles, la version signée est-elle conservée et la déclaration a-t-elle effectivement été transmise ? Si un point manque, signalez-le au destinataire et demandez comment compléter le dossier. Une présentation précise aide à son examen sans garantir le résultat de cet examen.

Questions fréquentes

Le constat amiable dégât des eaux est-il obligatoire ?
Non, le constat est facultatif. La déclaration du sinistre à votre assureur reste une démarche distincte à effectuer selon votre contrat. Le constat peut aussi servir lorsqu’aucune autre partie n’est impliquée. Son utilisation ne garantit pas une indemnisation.
Où télécharger un formulaire de constat amiable dégât des eaux ?
Demandez le modèle de votre assureur ou consultez ses documents clients. Les PDF publics AXA et MAAF cités dans ce guide montrent des formulaires d’assureurs. Il n’existe pas de modèle officiel unique : vérifiez le document et les modalités acceptés pour votre dossier.
Que remplir si l’origine de la fuite est inconnue ?
Décrivez les traces et écoulements observés et indiquez que la cause reste à déterminer. Distinguez votre observation, les informations rapportées par un tiers et les conclusions écrites d’un professionnel. Ne cochez pas une origine commune ou privative sans élément permettant de la confirmer.
Que faire si le voisin refuse de signer le constat ?
Déclarez le sinistre de votre côté, transmettez les informations disponibles et signalez le désaccord à votre assureur. Communiquez les coordonnées connues du tiers et les pièces utiles. Ne signez pas pour lui et ne promettez pas un résultat d’indemnisation sur la seule base de cette démarche.
Faut-il chiffrer les dommages sur le constat ?
Décrivez d’abord les locaux, les surfaces et les objets touchés. Si une estimation est demandée, précisez sa source et son caractère provisoire, par exemple un devis. Un montant indiqué dans le dossier ne constitue pas une indemnité automatiquement accordée ; le contrat et les dommages seront examinés.
Faut-il attendre le constat signé pour déclarer le sinistre ?
Non. Avisez l’assureur dès la connaissance du sinistre et au plus tard dans le délai du contrat, qui ne peut généralement pas être inférieur à cinq jours ouvrés pour ce type de sinistre. Signalez les pièces encore attendues et complétez ensuite le dossier selon ses instructions.
Comment corriger un constat déjà signé ou transmis ?
Gardez la version initiale et demandez à l’assureur comment fournir une rectification. Identifiez le point corrigé, la date et les personnes informées. N’altérez pas discrètement un exemplaire signé : les différentes versions doivent permettre de comprendre ce qui a été ajouté ou rectifié.

Rédaction Foyer Sécurisé

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